Avec cet article vient de naître une nouvelle rubrique sur ce blog : Rôlisteries. J’y parlerais d’une autre de mes passions, celle des jeux de rôles. J’avais envie de vous parler de Vermine, jeu de rôle créé par Julien Blondel (Dark Earth, Nephilim, Polaris, Prophecy, etc.) aux éditions du 7e Cercle, dans un univers post-apocalyptique plongeant l’Europe de 2037 dans le chaos où l’homme se bat pour sa survie contre les forces de la nature. Malheureusement ce jeu est abandonné depuis 2006 environ mais s’il vous intéresse, vous trouverez en cherchant un peu un groupe auquel vous intégrer pour découvrir (ou contactez moi si vous habitez Strasbourg).

Tout ça c’est bien joli mais c’est quoi Vermine en fait ? Hé bien c’est un jeu de rôles post-apocalyptique à vocation survivaliste qui part du principe suivant : La terre s’est réveillée, malade et affaiblie, rongée par le virus humain. Pour annihiler cette menace pathogène, elle a fait de la vermine ses anticorps ; la réaction immunitaire fut si efficace qu’après quelques décennies l’homme est passé du statut de nuisible public numéro un à celui d’espèce en voie de disparition. Et maintenant c’est à vous de jouer.

Vous n’avez rien compris ? Vous avez raison c’est un peu brutal comme résumé. Je reprends donc : en novembre 2004 la civilisation humaine a triomphé de la nature : plus de prédateurs, pas d’ennemis naturels, plus de crainte des éléments, l’homme règne en maître sur sa petite planète, conforté dans l’idée de sa suprématie par sa science toute puissante. La terre n’est pas à la fête : surconsommation des ressources naturelles, pollution galopante à tous niveaux, extinction de dizaines de milliers d’espèces animales et végétales… notre planète souffre. Mue par une conscience indicible, elle décide de réagir, usant pour se défendre contre l’agresseur humain d’armes naturelles et redoutables d’efficacité : les catastrophes naturelles se font plus violentes, fréquentes, imprévisibles. Les virus et bactéries deviennent plus contagieux, dangereux, mortels. Et surtout la vermine (insectes, araignées, scorpions, rats, serpents, chauve-souris et autres joyeusetés.) se met à évoluer de façon effrayante, accumulant en quelques générations des mutations qui auraient normalement pris des milliers d’années : Les ravageurs des cultures deviennent insensibles aux insecticides, les rats ne craignent plus l’homme, les termites se mettent à ronger les édifices humains avec une stupéfiante rapidité… Tous ces phénomènes suffisent à gripper les rouages de nos sociétés d’artifices : l’économie mondiale est déstabilisée, les pouvoirs en place deviennent impuissants et le chaos s’installe. Les hommes se déchirent en des guerres sanglantes pour le contrôle des ressources et du pouvoir restant, achevant le travail commencé par la vermine. Une décennie après la réaction de l’esprit de la terre, l’espèce humaine a été réduite à peau de chagrin et a été détrônée du sommet de la chaîne alimentaire.

Nous sommes aujourd’hui en 2037 : les survivants de l’apocalypse naturelle ont pour la plupart oublié la grandeur des civilisations passées et pensent avant tout à survivre dans des paysages profondément modifiés et infiniment plus dangereux. Les joueurs incarnent un groupe de survivants : à eux s’offre un monde à explorer et à reconstruire. Qu’en feront-ils ?

J’ai réalisé une petite vidéo d’introduction au jeu que je vous propose de retrouver ci-après.

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